Marie Mauron
Collège
Pertuis
 

AUX CONFINS DU PRINTEMPS... 5ème4

Atelier d’écriture pendant le CONFINEMENT 2020, proposé par Mme Zottele

vendredi 27 mars 2020, par Administrateur Pesson

Aux confins du printemps

Les textes des élèves de 5e4 ont été produits lors de la 2e semaine de confinement, dans le cadre d’un atelier d’écriture en ligne animé par Mme Zottele, sur 4 séances.

Chaque séance a été introduite par une séance de méditation (que certains parents ont faite avec leur enfant) et de respiration. Voici les consignes de la première proposition.

Trouvez-vous un endroit calme dans la maison ou dans le jardin, de préférence le matin. Munissez-vous d’un coussin, d’un cahier assez rigide et d’un stylo.

Première proposition : « Aux confins de ma tête ».

Vous en avez peut-être déjà assez du confinement, mais la lecture et l’écriture permettent de sortir de l’enfermement, de s’évader, de sortir gratuitement. Commençons par un peu de vocabulaire : confinement vient du verbe confiner qui vient du nom confins (dont l’étymologie latine finis signifie « limite ») et qui a la particularité d’être toujours au pluriel.

Ensuite lisez ce poème de Victor Hugo, « Fenêtres ouvertes »

Le matin - En dormant

J’entends des voix. Lueurs à travers ma paupière.
Une cloche est en branle à l’église Saint-Pierre.
Cris des baigneurs. Plus près ! plus loin ! non, par ici !
Non, par là ! Les oiseaux gazouillent, Jeanne aussi.
Georges l’appelle. Chant des coqs. Une truelle
Racle un toit. Des chevaux passent dans la ruelle.
Grincement d’une faux qui coupe le gazon.
Chocs. Rumeurs. Des couvreurs marchent sur la maison.
Bruits du port. Sifflement des machines chauffées.
Musique militaire arrivant par bouffées.
Brouhaha sur le quai. Voix françaises. Merci.
Bonjour. Adieu. Sans doute il est tard, car voici
Que vient tout près de moi chanter mon rouge-gorge.
Vacarme de marteaux lointains dans une forge.
L’eau clapote. On entend haleter un steamer.
Une mouche entre. Souffle immense de la mer.

Aux confins de votre tête, se trouvent les ouvertures des oreilles, des narines, des yeux… qui permettent de s’ouvrir au monde. C’est ce que je vous propose d’explorer. Peut-être quelqu’un peut-il vous lire ce qui suit, si vous avez peur de ne pas vous en souvenir mais vous pouvez très bien le faire tout seul et si vous oubliez quelque chose ce n’est pas bien grave.
Vous avez trouvé votre endroit ? Si c’est à l’intérieur de la maison et qu’il ne fait pas trop froid, ouvrez la fenêtre. Éloignez-vous de votre ordinateur (vous y reviendrez pour écrire au propre votre texte). Dehors, c’est parfait aussi. Asseyez-vous confortablement sur votre coussin et fermez les yeux. Observez votre respiration et essayez d’imaginer votre ventre comme un ballon qui se gonfle à l’inspiration et se vide à l’expiration. Au bout d’un petit moment, concentrez-vous sur les sons que vous entendez au dehors : oiseaux, bourdonnements, roucoulements, aboiements, voix, etc. Puis, toujours les yeux fermés, concentrez-vous sur le contact de l’air sur votre peau ou des rayons de soleil. Y a t-il une douce brise tiède ou un air un peu piquant et frais ? Une douce chaleur du soleil ? Notez mentalement tout ce qui présente à vous. Peut-être des images visuelles, passent sous vos yeux, laissez les passer. Enfin, essayez de sentir les odeurs qui vous parviennent aux narines : parfums de fleurs, d’herbe coupée, de cuisine… Ne faites plus rien, savourez. C’est tout. Ensuite, vous vous concentrez de nouveau sur votre respiration, le ballon qui se gonfle à l’inspiration et se vide à l’expiration, trois ou quatre fois, avant d’ouvrir les yeux.

Prenez votre cahier et votre crayon et commencez par écrire : Aux confins de mes oreilles, j’ai entendu… puis notez pêle-mêle tout ce que vous avez entendu. Ne cherchez pas à faire de jolies phrases mais plutôt des phrases non verbales (comme Victor Hugo, relisez son poème) en étant le plus précis.e possible. Sautez une ligne et notez : Aux confins de mes narines, j’ai senti…
Nouveau saut de ligne puis Aux confins de ma peau, j’ai senti… (ou Aux confins de mes yeux fermés, j’ai vu…)
Nouveau saut de ligne, puis : Aux confins de ma tête, j’ai ressenti… (décrivez l’état dans lequel vous vous êtes senti.e pendant cet exercice.

Word - 8.1 ko
Productions des élèves de 5ème 4 Atelier d’écriture Mme Zottele

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